Communique qui tu es

Que ferais-tu si tu n’avais pas peur?

Cette simple phrase, je l’ai eue sous les yeux pendant une bonne période de temps lorsque j’ai suivi une formation dans une entreprise de ma région.  Dès que je l’ai aperçue, j’ai fortement réagi.

 

Mais pourquoi réagir à de simples mots?  Qu’est-ce que ça réveillait en moi?

 

Je ne me mettrai pas la tête dans le sable; dès ma très jeune enfance, j’ai développé des peurs, tout plein de peurs. Peur des autres enfants, peur de faire rire de moi, peur de me faire mal en essayant quelque chose de nouveau, peur de manquer mon coup, peur de…

 

Je suis certaine que toi aussi, tu as peur de quelque chose.

En fait, c’est normal d’avoir peur.

Tout être humain a peur de quelque chose.

À chacun ses raisons.

 

 

À quoi sert la peur?

La peur peut paraître pour beaucoup de personnes « une bébitte » à combattre, un ennemi qu’il faut enrayer à tout prix.  J’ai longtemps pensé de cette manière.  Mais il en est tout autrement.

 

La peur est simplement là pour nous mettre en garde d’un danger potentiel : un événement inconnu, une nouvelle personne, une nouvelle expérience, etc.  

En réalité, la peur est une amie qui est là pour nous dire : « Écoute, je pense qu’il peut t’arriver quelque chose de nouveau si tu continues sur ta lancée : fais attention, tu sors de ta zone de confort et tu ne connais pas ce nouveau monde ».

Ce quelque chose peut être négatif ou positif, notre peur ne le mentionne pas.

C’est nous qui pensons automatiquement à un résultat négatif…

 

 

Notre réaction face à la peur

La majorité des gens, lorsqu’ils ressentent la peur arrêtent toute action initiée. 

STOP ! DANGER! On arrête tout.

On s’immobilise, on laisse tout tomber.

Pourquoi?  Éh oui, la charmante peur est arrivée !

 

D’autres personnes renient complètement la peur

« Non Peur, je ne t’écoute pas.  Je ne veux même pas te porter attention.  La la la! Je fais semblant que tu n’existes pas; tu finiras bien par t’en aller ».

Le problème avec cette réaction, c’est que la peur revient encore et encore pour te signifier qu’elle a un message important pour toi.

Tant que tu ne l’écouteras pas, elle reviendra.

Je l’ai essayé.

Ma peur n’est pas partie. Au contraire, elle revenait encore et encore et ça faisait mal parce que je ne voulais pas comprendre le message.

La peur est comme un petit enfant pendant un long trajet en voiture: « Maman est-ce qu’on est arrivé? Non pas encore. Quand? Dans 1 heure. » Quelques minutes plus tard : « Maman est-ce qu’on est arrivé? Non pas encore. Quand? Dans 50 minutes. » Puis quelques kilomètres plus loin : « Maman est-ce qu’on est arrivé? Non pas encore. Quand? Dans 42 minutes. C’est long maman… »

Tu vois le portrait de la situation? La peur, c’est pareil.

Attaque-la de front en prenant le taureau par les cornes et tu verras, tout changera en toi de manière remarquable!

 

 

Le jeu du dialogue « MOI ET MA PEUR »

Au cours des dernières années, j’ai appliqué une nouvelle réaction face à la peur : tout comme une bonne « tite » mère, je me suis mise à l’écouter.

  • Dis-moi ce que tu veux me partager, je t’écoute.
  • Ah ok. Tu (la peur) penses que je suis en danger parce que …
  • Je comprends ce que tu es en train de me dire, mais je vais essayer quand même.

 

En lisant ce passage, plusieurs personnes me jugent peut-être.

« Ben voyons elle est folle de dialoguer avec elle-même » ou encore « C’est trop simplet comme truc, ça ne fonctionne pas ». 

Ça ne fonctionne pas.  Tu penses? 

Éh bien, je t’ai dit plus haut que j’ai eu beaucoup de peurs dans ma vie et j’en ai encore. Je l’ai récemment vécu avec une peur qui est montée en moi si rapidement que je me suis sentie envahie, étouffée, compressée.

J’étais prête à tout laisser tomber et à m’enfuir.

Après une bonne inspiration, j’ai appliqué ce dialogue et ma peur est partie. Tellement vite, que j’en suis restée impressionnée. J’ai mis du mal à comprendre ce qui venait de se passer.

 

Quelques suggestions

  1. Mais qu’est-ce que ça veut dire, « une bonne tite mère » ? C’est tout simplement d’agir comme si je parlais à un jeune enfant ayant un grand besoin d’être cajolé, rassuré sauf que je me parle à moi-même. Au fond, c’est moi que je rassure.

 

  1. Quand je dis « écoute », c’est d’être complètement attentive à ce que je vais avoir comme message.

 

  1. Ensuite, ne juge pas ce que tu comprends de ce message. Ce n’est pas le moment de te dire : « Que je suis nulle, j’ai peur d’aller à tel endroit » ou encore « Je suis stupide, je me suis encore salie en mangeant. Les autres vont rire de moi ». Non. Crois-moi, c’est le temps d’agir avec compréhension.

 

  1. Dans cet exercice, l’idée c’est de ne pas embarquer dans les émotions pour ne pas paniquer encore plus. Seulement écouter de quoi on a peur et ensuite de se dire : « Oui j’ai peur de …., mais je vais essayer quand même et on verra après ce que je ferai ».

 

J’arrête l’article ici pour qu’il ne soit pas trop long. Cependant, je reviendrai avec un prochain article sur les peurs; il y a tant à dire et j’ai beaucoup d’expérience dans le domaine !

 

Bonne pratique et n’hésite surtout pas à m’envoyer un courriel à : [email protected]  pour me dire comment s’est déroulé ta pratique. 

Est-ce que l’exercice a été bénéfique pour toi?

Est-ce que ça fonctionne ou pas pour toi?

 

Avec toutes ma bienveillance,

Nancy Simard, fondatrice de Maître Phare

www.maitrephare.com 

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